Le musée Fabre célèbre les couleurs de Vincent Bioulès

Membre co-fondateur du groupe Supports/Surfaces, co-organisateur de la manifestation historique “100 artistes dans la ville”, Vincent Bioulès (né en 1938) a procédé à une déconstruction en règle de la peinture, pour mieux y revenir, fort d’une maturité et d'une éblouissante maîtrise de la couleur. Le musée Fabre de Montpellier consacre une magnifique rétrospective à cet enfant du pays.



Celui qui déclare avoir découvert le musée Fabre à l'âge de 7 ans n'a jamais vraiment interrompu la fréquentation de cet emblème de la ville de Montpellier où il est né. Fasciné par le Languedoc littoral, Vincent Bioulès a arpenté ces lieux à l'envi. “Je n’ai jamais cessé de rester fidèle à ce qui m’avait motivé, à ce paysage initial, de conserver une prédilection particulière pour le trouble que j’y ai toujours ressenti, de penser que c’était là que j’avais découvert le plaisir de peindre.” Riche de magnifiques collections d'art ancien, le musée travaille, via une belle et astucieuse programmation à destination d’une grande variété de publics, à explorer à la fois la scène contemporaine et les croisements avec l'art moderne. Il s'est attaché à visiter le travail de Vincent Bioulès depuis les années 1950 jusqu'aux dernières œuvres. Deux cents œuvres sont ainsi rassemblées, qui racontent une vie entière consacrée à la peinture. Paysages, nus, portraits dévoilent la constance de sa démarche et ses jeux infinis avec la couleur : “J’aime les couleurs comme j’aime les instruments de musique. Si j’avais écrit de la musique, j’aurais sûrement écrit des quatuors à cordes, mais j’aurais aimé écrire de grandes pièces symphoniques, très colorées, parce que je suis passionné par les sons des instruments, et je collectionne les couleurs comme si je collectionnais les sons”, déclare l'artiste. Dessins et peintures, œuvres abstraites ou figuratives, grands formats ou délicats carnets de croquis construisent ainsi un parcours où le visiteur, happé par la force vive des œuvres, chemine dans un monde “en voie de disparition”.

Vincent Bioulès, Chemins de traverse”, du 15 juin au 6 octobre, musée Fabre, Montpellier.



Vincent Bioulès, Carnon, 1989-1992, huile sur toile, 89 x 146 cm, Collection Paul Dini, Lyon, photo Didier Michalet, © ADAGP, Paris, 2019.

Vincent Bioulès, Volley ball, 1966, huile et laque glycérophtalique sur toile, 220 x 190 cm, Musée d'art moderne, Céret, photo Pierre Schwartz, © ADAGP, Paris, 2019.

Vincent Bioulès, L’Ile Maïre I, juin 1994-mars 1995, huile sur toile, 200 x 300 cm, Collection du Musée d’Art de Toulon, photo Aleksander Rabczuk, © ADAGP, Paris, 2019.

Vincent Bioulès, Daphné, huile sur toile, 200 x 300 cm, 1998-1999, Montpellier, Musée Fabre, © Musée Fabre de Montpellier Méditerranée Métropole - photographie Frédéric Jaulmes, © ADAGP, Paris, 2019.

Vincent Bioulès, Au retour des Aresquiers, juillet 1967, huile sur carton toilé, 33 x 24 cm, Collection de l’artiste, photo Pierre Schwartz, © ADAGP, Paris, 2019.

Vincent Bioulès, Fenêtre à la mappemonde, 1979-1980, huile sur toile, 162 x 130 cm, Collection F. et P. Dainat, photo Pierre Schwartz, © ADAGP, Paris, 2019.

Vincent Bioulès, Julie III, février-septembre 1989, huile sur toile, 162 x 130 cm, Collection Sylvain Giudicelli, photo Pierre Schwartz, © ADAGP, Paris, 2019.

Vincent Bioulès, La Tourette I, février 1994-janvier 1995, huile sur toile, 130 x 162 cm, Montpellier, Musée Fabre, © photo Christian Palen, © ADAGP, Paris, 2019.

Vincent Bioulès, Palavas, août 1962, aquarelle et crayon graphite sur papier, 10,9 x 26,7cm, Montpellier, musée Fabre, © Musée Fabre de Montpellier Méditerranée Métropole – numérisation Steve Gavard, © ADAGP, Paris, 2019.

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